Aucune intervention n’est neutre, et l’information préalable fait partie du soin. Une série de 200 blépharoplasties consécutives publiée dans le Brazilian Journal of Otorhinolaryngology rapportait 9,5 % de complications, dominées par le chémosis (6 %), les malpositions de paupière inférieure (3 %, dont rétraction et ectropion) et l’hématome (0,5 %).
Les hommes présentent quelques vulnérabilités propres : la littérature signale une prédisposition aux malpositions de paupière inférieure, à la visibilité des cicatrices et aux désunions de suture.
Une étude portant sur 70 patients a par ailleurs observé un abaissement du sourcil après blépharoplastie supérieure chez 58,3 % des hommes, contre 29,3 % des femmes, d’où l’intérêt d’anticiper un geste de stabilisation du sourcil.
Les complications tardives décrites par la Société Française d’Ophtalmologie incluent lagophtalmie, œil rond ou scleral show, dont la correction n’est en règle envisagée qu’après six mois.
Les points à vérifier avant toute décision :
- la qualification du praticien et son expérience de la chirurgie du visage
- l’évaluation de la laxité de la paupière inférieure et de la position du globe
- un bilan ophtalmologique en cas d’antécédent (sécheresse oculaire, chirurgie réfractive, port de lentilles)